Un coup d’œil devant soi (en surveillant le rétroviseur) Werner Wuyts - KSJ janvier 2021

La pandémie est née en janvier 2020 en Chine, mais elle s’est étendue au monde entier en trois mois à peine. Elle a suscité une récession économique inconnue en temps de paix. Le rôle et l’influence des autorités ont considérablement augmenté. L’influence qu’ont sur notre vie quotidienne les contacts limités, les événements reportés, la fermeture des magasins non essentiels, des écoles et des restaurants, sont des facteurs dont nous n’aurions jamais imaginé au début de l’année dernière qu’ils seraient possibles.

Les autorités

Les autorités européennes et américaines ont tenté de compenser l’effet des emplois perdus par diverses allocations et mesures d’aide financière, pour empêcher que le chômage temporaire devienne un chômage définitif.

La Banque centrale

Pour éviter l’enlisement du système bancaire, les autorités financières et en particulier la Banque centrale ont consenti une liquidité record et de facto illimitée, et les banques ont ainsi continué de tenir leur rôle habituel de pourvoyeurs de crédit. Via des garanties bancaires, les autorités ont protégé les petites entreprises qui n’obtiendraient plus de crédit en période de crise. L’achat massif d’obligations d’État a fait descendre le taux d’intérêt à des niveaux inconnus. Pour les pays européens, il en résulte des taux d’intérêt négatifs. La Belgique reçoit (!) 0,4% d’intérêt annuel sur les obligations à 10 ans qu’elle émet (22/12/2020). Le Portugal, qui a vu à la fin du premier semestre de l’année 2012 l’intérêt sur les obligations d’État à 10 ans monter à 13%, verse encore un taux d’intérêt d’à peine 0,02% sur ces mêmes obligations. Aux États-Unis, le taux d’intérêt a chuté en août à 0,50%. À mesure que les chances de Joe Biden de gagner les élections augmentaient, l’intérêt a recommencé à croître. À la fin de l’année, il se situait à un niveau toujours confortable de 0,95%.

La pandémie en Chine, aux États-Unis et en Europe

La récession économique s’est peut-être déroulée de manière synchrone, mais la reprise de l’économie est beaucoup plus fragmentée. La Chine, pays qui a une autre conception des libertés individuelles, est rapidement sortie de la pandémie grâce à un confinement très strict dans les régions affectées. Aux États-Unis, où la liberté individuelle est le bien le plus précieux, la pandémie continuait en décembre d’aller decrescendo et on entrevoyait mal si une deuxième, voire même une troisième vague encore plus forte se déroulait et se déroule encore. L’Europe est à peu près entre ces deux extrêmes et en raison de sa population vieillissante, sa situation est presque aussi difficile.

Nombre de vols

Les inégalités dans la reprise de l’économie apparaissent clairement dans l’évolution du nombre de vols. En Chine, depuis la fin du mois d’août, le nombre de vols est revenu au niveau d’un an auparavant. Il dépasse ainsi celui des EU pour la première fois dans l’histoire. Les chiffres sont à peu près analogues pour le monde et pour les EU. À la fin de l’année dernière, le nombre de vols a accusé une impressionnante baisse de 40% par rapport à un an auparavant. En Europe, la situation est plus dramatique. Le nombre annuel de vols a baissé de 68% au RU et même de 72% en Allemagne. Selon les indications, la reprise de l’économie est difficile en Europe.

Les prêts à long terme

Via les prêts gratuits à long terme que les autorités européennes peuvent accorder, le remboursement des dettes, qui sont en moyenne supérieures à 100% du PIB, peut être sapé à long terme par l’inflation.

Inflation

Dans l’économie réelle, la création monétaire n’a pas haussé l’inflation qui, au mois de novembre en Belgique, était d’à peine 0,83%. L’effet a été important sur le prix des immobilisations corporelles allant des obligations (grâce au faible intérêt) aux actions, à l’immobilier, aux métaux précieux, aux vieilles voitures, à l’art …

Le marché d'actions

Sur le marché des actions, la situation est très diverse. L’indice Nasdaq Composite affiche un gain de 42% en monnaie locale dont 30 % subsistent après la baisse du dollar (22/12/2020). Tout le secteur de la technologie a enregistré une année favorable. L’indice élargi S & P 500 a affiché un gain de 14% dont 5% subsistent pour les titres européens après correction pour la baisse du dollar. Après la baisse du dollar, l’indice Dow Jones a perdu 3% et les deux derniers indices se sont donc à peine mieux défendus que l’indice Dax allemand, qui gagne 1% malgré le scandale boursier de Wirecard qui a pesé sur la prestation. Le Brexit a nettement fait baisser le FTSE 100. Il a perdu 20%, baisse de la livre incluse, au moment de la rédaction de cet article.

L'avenir?

Plus que par le passé, vous vous demandez ce que l’avenir vous réserve. Eh bien, la réponse est la même que les années précédentes: l’incertitude. Cette fois, l’incertitude tient à l’évolution future de la reprise économique. Il est incontestable que le quatrième trimestre de 2020 s’est soldé pour l’Europe par un rétrécissement de son économique. Au premier trimestre, l’événementiel et le tourisme ont survécu, mais même un bref dîner dans un restaurant local est désormais un rêve plutôt qu’une réalité. La rapidité du déploiement et l’efficacité des vaccins disponibles détermineront si ce secteur de l’économie pourra rouvrir ses portes sous peu.

La reprise économique

Les actions du secteur technologique continueront d’afficher de bons résultats, mais la reprise de l’économique, qui peut continuer cette année, permet également à d’autres entreprises et secteurs de redevenir intéressants, une évolution qui s’esquisse depuis le début de novembre.

La qualité

La meilleure arme d’un investisseur, c’est de choisir la qualité. Un avantage durablement concurrentiel protège la position sur le marché et par suite la rentabilité d’une entreprise. Tout l’art consiste à ne pas trop payer pour ce type d’entreprises. Nous continuerons volontiers à vous aider et à vous conseiller à ce sujet en 2021.

PDF - KSJ janvier 2021

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Formes de cohabitation et droit successoral

Il existe trois catégories de cohabitation en Belgique : la cohabitation de fait, la cohabitation légale ou le mariage. Même si les cohabitants et les couples mariés sont souvent assimilés, il existe des différences juridiques importantes entre les différentes formes de cohabitation. Nous abordons ci-dessous le traitement différent des différentes formes de cohabitation dans le domaine du droit successoral et des droits de succession (flamands).

Expertise

Le monde financier est un dédale inextricable dans lequel il est de plus en plus difficile de s’y retrouver. Mais l’éventail de possibilités semble quasiment illimité. Pour trouver la solution la mieux indiquée pour vous-même et votre famille, vous avez tout intérêt à vous adresser à une personne qui vous aidera à mieux comprendre ce monde complexe. Quelqu’un qui pense comme un investisseur, sur le long terme, et qui dispose des connaissances requises. Quelqu’un qui est en empathie avec vous et vous mettra sur la bonne voie, aujourd’hui et demain.