L’année boursière 2018 jusqu’à présent: des cahots, mais pas de dégâts

Les trois premières semaines de l’année ont commencé de la même façon que la précédente s’est terminée : par temps orageux. Les investisseurs qui avaient souhaité mettre à l’abri une partie de leurs investissements, par exemple après le référendum sur le Brexit de juin 2016, ont assisté avec regret à la hausse continue des cours tout au long de 2017. Vers la fin de l’année, ces derniers ont vu dans la vigoureuse et constante croissance économique mondiale l’excuse parfaite pour retourner sur le marché des actions. L’ensemble du marché a profité, pratiquement sans distinction, de l’afflux d’argent.

Sam bij bloomberg

Une série de revers

Après la troisième semaine de janvier est apparue la première ombre au tableau. Les taux d’intérêt à long terme américains sont remontés au-dessus de 3 % pour la première fois en plus de cinq ans. Le doute s’est insinué dans l’esprit des investisseurs, ce qui a pesé sur les prix des actions. En outre, cela a eu pour effet secondaire que la volatilité des cours des actions s’est envolée, alors qu’elle était restée à un niveau historiquement bas tout au long de 2017. Ainsi, de nombreux produits pariant sur une volatilité en baisse se sont retrouvés en difficulté. Ces produits ont été débouclés en toute hâte, ce qui a fait chuter le cours de la bourse avant mi-février. Ces débouclages ont été suivis de plusieurs semaines de calme, mais le charme a été brusquement rompu début mars, quand le président américain, Donald Trump, a promis d’instaurer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium.

Dans un premier temps, les négociateurs partout dans le monde ont réussi à contenir la menace. Grâce à cela, et grâce à d’excellents résultats commerciaux, les cours des actions sont encore remontés, pour atteindre les niveaux les plus élevés de l’année. Entre-temps, malgré une première augmentation des taux à court terme par la Federal Reserve en mars, à 1,75 %, les taux d’intérêt à long terme aux États-Unis et en Europe ont de nouveau baissé. Lorsqu’il y a des remous dans le monde de la bourse, les investisseurs ont recours aux actifs moins risqués, ce qui fait baisser les taux d’intérêt à long terme. Les marchés boursiers ont terminé le trimestre avec des chiffres rouge sang.

Total du bilan en milliards d'euros

Bron: Bloomberg

Soutien de la saison des résultats

Grâce aux excellents résultats du premier trimestre, les cours des actions ont retrouvé le chemin des sommets en avril et mai. Les pertes ont fondu en avril comme neige au soleil ; et dans la première quinzaine de mai, les rendements positifs ont été la règle plutôt que l’exception.

Bilan total du FED en millions de dollars

Bron: Bloomberg

L’euro est de nouveau la tête de Turc

Puis ce fut au tour des italiens de mettre des bâtons dans les roues. Le mouvement d’extrême gauche « Mouvement 5 étoiles » a réussi à créer une coalition avec la Lega Nord, d’extrême droite. Le président italien, Sergio Mattarella, a refusé de nommer en tant que ministre de l’Économie un farouche opposant à l’euro, ce qui a fait craindre au monde entier l’effondrement de l’euro et, par extension, de l’Union européenne. Les conséquences sur les marchés financiers ont été considérables. Les actions européennes ont chuté de plus de 5 % dans les quelques jours qui ont suivi. Aux États-Unis, les cours ont mieux résisté, toujours poussés par les excellents résultats des entreprises, et grâce à l’abandon des actions européennes en faveur de celles américaines.

L’euro également a perdu plus de 3% de sa valeur en l’espace de quelques semaines. Ainsi, les actions américaines ont eu des résultats supérieurs de 8% à celles européennes, ce qui s’était rarement vu auparavant. Ce recul de l’euro ne peut être du qu’aux divergences des politiques monétaires de la Réserve fédérale des États-Unis et de la Banque centrale européenne. Non seulement la Réserve fédérale augmente les taux directeurs avec une régularité de métronome, mais elle réduit progressivement son bilan, gonflé depuis la crise financière, en ne réinvestissant pas les obligations arrivant à échéance. Cette réduction s’élève à 30 milliards de dollars par mois. La Banque centrale européenne poursuit sa création monétaire jusqu’à la fin de l’année. Jusqu’à octobre, elle s’élevait à 30 milliards d’€ par mois ; dans les trois derniers mois de l’année, à 15 milliards d’€ par mois. Par conséquent, le total du bilan de la Banque centrale européenne dépasse celui de la Réserve fédérale. Grâce à la création monétaire et à la dépréciation, l’euro fait exactement ce qu’avait espéré le Comité exécutif de la Banque centrale européenne.

Il est difficile de faire des prédictions

Il est compliqué de prédire quelles seront les conséquences de la politique du président Trump sur les marchés des actions et obligations. De nombreux facteurs sont incertains. Ce que nous pouvons contrôler, en tant qu’investisseur, c’est le niveau de risque que nous sommes prêts à prendre pour notre capital durement gagné et épargné. Après une période de six années consécutives d’augmentation des prix des actions, il est utile de se demander quel risque nous sommes prêts à prendre, face aux possibilités de déclin des cours. Si une perte de 10 %, en euros, vous paraît inacceptable, alors il convient d’abriter une partie de votre capital.

Avec la portion du capital que nous sommes prêts à soumettre au risque des marchés financiers, il convient de se concentrer sur la qualité : un portefeuille d’actions de sociétés ayant une bonne gamme de produits, avec une expérience professionnelle éprouvée et une excellente gestion, des revenus relativement stables et des flux de trésorerie acquis à un bon prix – tout cela génère un revenu indexé sous la forme d’un flux de dividendes toujours croissant. La cote des actions fluctue fortement au fil du temps, mais les actions des sociétés répondant aux critères ci-dessus ont, à terme, des performances supérieures à la moyenne. 

Avec nos connaissances et notre expertise, vous pouvez également attendre le reste de l'année.

Sam bij bloomberg

Gestion conseil

En cas de gestion conseil, vous assumez personnellement un rôle actif dans la gestion de votre portefeuille et pouvez compter sur des conseils personnalisés de votre gestionnaire. Il vous contacte, de manière proactive et sur une base régulière, et vous accompagne dans le développement de votre portefeuille, qu’il revoit le cas échéant. Il vous dispense des conseils sur mesure et formule des propositions d’investissement concrètes.