Kering par notre analyste Willem De Meulenaer

En 1963, François Pinault fonde le Groupe Pinault, une entreprise active dans le commerce du bois. L’entreprise a connu une croissance tant organique que par le biais d’acquisitions réussies. Depuis la fin des années 1980, l’entreprise s’est tournée vers la distribution et le commerce de détail en acquérant, entre autres, la chaîne de grands magasins Printemps, la société de vente par correspondance La Redoute et la Fnac. Elle opère désormais sous le nom de Pinault-Printemps-Redoute (PPR).

Secteur de luxe

À la fin des années 1990, l’attention s’est à nouveau portée sur le secteur du luxe. En 1999, PPR a pris une participation de 42% dans l’entreprise de mode italienne Gucci. Après une petite bataille de prise de contrôle avec LVMH, Gucci est finalement passée entre les mains de PPR. Ce fut aussi le cas ensuite pour plusieurs marques de luxe telles que Yves Saint Laurent, Bottega Veneta et la maison de couture Balenciaga. La dernière acquisition majeure date de 2007, année de l’intégration de Puma par PPR. À partir de 2004, PPR a diminué ses participations dans le secteur de la distribution et a cédé le groupe Puma. Pour indiquer que la transformation en un producteur de luxe était achevée, PPR a changé son nom en « Kering », prononcé comme le mot anglais « caring ».

La famille Pinault

La famille Pinault contrôle Kering par l’intermédiaire de la holding Artémis, qui détient environ 41% des actions et 57% des droits de vote. Chez Kering, Gucci (mode, maroquinerie) représente 63% du chiffre d’affaires et 78% du résultat opérationnel. Yves Saint Laurent (mode, maroquinerie) représente 13% du chiffre d’affaires et 11% du résultat opérationnel. Ensemble, elles représentent les trois quarts du chiffre d’affaires et près de 90% du résultat d’exploitation. Les autres marques, dont Balenciaga, Alexander McQueen, Bottega Veneta, Boucheron et Brioni et Pomellato, représentent à peine 10% du résultat opérationnel.

Propagation géographique

Sur le plan géographique, l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord sont des marchés importants pour Kering. Mais l’Asie est en tête: la croissance du groupe provient principalement de l’Asie.

Très beau parcours

Ces dernières années, Kering a réalisé un beau parcours en ne visant pas des créations intemporelles, mais plutôt des créations très tendance, particulièrement populaires en Asie, auprès d’un public relativement jeune, et qui se sont traduites par des taux de croissance très élevés. En raison du choix d’un look moins classique, l’activité est beaucoup plus risquée que celle de Louis Vuitton, par exemple. Compte tenu de la forte croissance des années précédentes, il est plus difficile de surprendre les investisseurs de manière positive. La croissance légèrement inférieure aux prévisions du chiffre d’affaires du produit phare de Gucci au premier semestre, qui n’a progressé que de 13% au lieu des 15% escomptés, a entraîné une pression.

Un pas en arrière

Si nous prenons du recul et examinons la situation mondiale, il est de plus en plus probable que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine affectera la croissance économique mondiale. 

En outre, la protestation croissante de Hong Kong contre l’influence croissante de la Chine menacera encore davantage les perspectives de croissance.

La grande bourgeoisie chinoise

Comme la majeure partie de la croissance des producteurs de luxe est principalement due aux Asiatiques de plus en plus riches, en particulier les Chinois, les investisseurs inquiets ont poussé les cours boursiers à la baisse. 

Toutefois, certains signes montrent déjà que la classe moyenne supérieure chinoise ne se décourage pas si rapidement, même si les chiffres du troisième trimestre ne l’ont pas encore confirmé. Il nous semble donc prématuré de renoncer à l’action sur la base des chiffres de croissance « plus faibles » de Gucci. L’action est en effet un peu plus risquée puisqu’elle est davantage axée sur des designs plus tendance et parce que le portefeuille est moins diversifié que, disons, un LVMH. Cependant, la valorisation boursière, avec un ratio cours/bénéfice attendu de 19 pour Kering contre 27 pour LVMH, est devenue suffisamment importante pour attirer notre attention.

Étude

Vous trouvez l’étude exhaustive de l’action Kering ici.

Notre magazine

Cet article de notre analist Willem De Meulenaer est paru dans notre magazine 'Kasteelpleinstreet Journal' en octobre 2019.

Vous trouverez toutes les éditions de notre magazine ici.

Si vous souhaitez recevoir notre magazine par mail ou par la poste, vous pouvez vous inscrire ici.

Voulez-vous en savoir plus?

  • Veuillez contacter l'un de nos employés, nous sommes heureux de vous fournir toutes les informations et notre vision sur l'action Kering. 
  • Bien sûr, vous pouvez aussi venir chez nous pour d'autres actions.

Gestion conseil

En cas de gestion conseil, vous assumez personnellement un rôle actif dans la gestion de votre portefeuille et pouvez compter sur des conseils personnalisés de votre gestionnaire. Il vous contacte, de manière proactive et sur une base régulière, et vous accompagne dans le développement de votre portefeuille, qu’il revoit le cas échéant. Il vous dispense des conseils sur mesure et formule des propositions d’investissement concrètes.