Accent sur les clients institutionnels Investment Officer 25 octobre 2019

Dierickx Leys Private Bank a une riche histoire en tant qu’agent de change et est devenue une banque privée à part entière. Filip Decruyenaere, membre du comité de direction, parle de la stratégie et des défis d’un nombre croissant de règles.

Filip Decruyenaere

Il ne faut pas toujours aller à Bruxelles pour trouver des gestionnaires de patrimoine. À Anvers, il y a aussi un certain nombre de noms qui ont une riche histoire. Pensez aux acteurs de niche qui servent une clientèle limitée mais fidèle souhaitant souvent investir dans des lignes individuelles. Leo Stevens, Merit Capital, Bank Delen, mais aussi Dierickx Leys Private Bank en font partie.

Investment Officer s’est entretenu avec Filip Decruyenaere, membre du comité de direction de Dierickx Leys Private Bank. Decruyenaere a débuté chez Dierickx Leys Private Bank en octobre 2017 et avait travaillé auparavant au sein de l’ancienne Dexia Banque. Il avait ensuite fait un pas de côté dans un groupe de construction, où il était directeur financier, et a ensuite été associé dans une société de consultance, où il était impliqué dans les services financiers aux entreprises.

Quelle est l’histoire de Dierickx Leys ?

Dierickx Leys Private Bank est une banque à caractère familial depuis plus de 100 ans. D’agent de change à cabinet de courtage jusqu’à devenir une banque privée, au cours de notre riche histoire, les clients sont toujours venus chez nous pour obtenir ce qu’ils ne pouvaient pas trouver ailleurs. La connaissance et l’expérience de nos conseillers, la compréhension de nos gestionnaires de fonds. La personnalisation et le service individuel sont donc profondément enracinés dans notre ADN. En 2015, le nom de la banque a été changé en « Private Bank ». La banque a élargi son service juridique et fiscal et propose désormais la planification de patrimoine dans le cadre de la nouvelle législation. Nous conservons notre statut bancaire afin de pouvoir détenir les fonds de la clientèle, ce que les gestionnaires de patrimoine ne peuvent pas faire, et de pouvoir proposer des crédits lombard.

Quelle est la stratégie actuelle de Dierickx Leys Private Bank ?

Nous sommes un acteur de niche, en ce sens que nous ne faisons que de la gestion de patrimoine. Cela nous distingue des banques classiques. Nous avons également une activité de crédit limitée, où nous proposons des crédits lombard (sur la base de la valeur sous-jacente d’un portefeuille d’investissement). Nous ne proposons pas d’autres activités aux particuliers ou aux entreprises. La gestion de patrimoine fait traditionnellement partie de notre ADN.

Les actifs sous gestion s’élèvent actuellement à environ 2 milliards d’euros. 55% d’entre eux sont sous gestion discrétionnaire, en fonds et sous gestion conseil. 45% concernent d’autres clients ad hoc. Ils n’ont qu’un compte chez nous et demandent des conseils ad hoc sans avoir conclu de convention de gestion.

Beaucoup d’acteurs rejettent la gestion conseil, mais pas vous. Pour quelle raison?

En effet, nous y tenons. Après tout, c’est dans notre ADN, parce que nous avons un passé en tant que maison de titres. Les activités de négociation sur les marchés financiers sont dans notre sang. Le conseil reste important pour nous car nos clients sont passionnés par les marchés financiers. Souvent, ils ont accumulé beaucoup de bagage personnel et d’expérience. Nous agissons ensuite en tant que sparring-partner et caisse de résonance. En raison de la MiFID II, d’autres maisons ont pris des décisions différentes, mais nos clients en ont toujours besoin. C’est aussi devenu un facteur distinctif.

Quelle est votre position par rapport au marché institutionnel ?

Nous avons en effet l’ambition d’être plus actifs sur le marché institutionnel. Nous réalisons en ce moment un exercice pour mieux identifier ce marché. Certaines des personnes que nous avons récemment recrutées sont impliquées dans ce projet et établissent des contacts avec les consultants, rédigent les processus d’investissement, préparent des appels d’offres et rendent visite à de grands acteurs.

Nos fonds équilibrés attirent particulièrement l’attention de ces acteurs institutionnels. Ces fonds mixtes ont un historique de plus de vingt ans, avec des résultats plus que décents.

Tout cela commence à nous faire connaître sur ce marché. Nous avons récemment rendu visite à un certain nombre d’assureurs, qui apprécient le fait que nous ayons un processus d’investissement parfaitement cohérent et une vision claire des marchés financiers. Ils sont particulièrement intéressés par nos fonds pour leurs solutions Vie. Nous nous concentrons également sur les fonds de pension sectoriels et les institutions sans but lucratif. 

Notre structure d’actionnariat familial et le fait que certains de nos dirigeants sont avec nous depuis plus de trente ans jouent également en notre faveur pour attirer ce type de clients.

De nombreux acteurs recourent également à des fonds profilés, et poussent doucement leurs clients dans cette direction. Comment cela se passe chez Dierickx Leys Private Bank?

Les règlements encouragent en effet l’utilisation des fonds profilés. L’avantage est que tout le monde est jugé de la même manière. Dans le cas de la gestion discrétionnaire, il est bien sûr plus facile, d’un point de vue commercial, de travailler avec des fonds profilés. Notre gamme de fonds est complète, ce qui nous permet de proposer le fonds adapté à chaque profil de risque.

Les plus grands portefeuilles peuvent toujours compter sur une gestion par lignes individuelles. Nos clients sous gestion conseil et sous gestion ad hoc ressentent encore le besoin de traiter des titres individuels. Nous sommes alors leur caisse de résonance. Néanmoins, ils veulent encore être impliqués. Notre expertise est centrée sur ce point, et nous pouvons offrir les deux solutions. 

Comment voyez-vous l’avenir d’un acteur plus petit comme Dierickx Leys Private Bank ?

Nous investissons beaucoup, tant dans les ressources humaines que dans le marketing. Nous faisons également des efforts considérables pour numériser davantage notre entreprise. Nous envisageons donc l’avenir avec confiance et de manière positive. Nous ne voulons certainement pas être pessimistes. Ce secteur n’est pas facile et les politiques des banques centrales l’ont rendu encore plus difficile. Mais c’est quand même un beau métier. Nous voulons continuer à croître et à attirer de nouveaux clients et des actifs sous gestion, comme nous l’avons déjà mentionné, également dans le segment institutionnel. Nous maîtrisons nos coûts en travaillant très efficacement et en étant excellents dans ce que nous faisons.

Un fer de lance important de notre stratégie consiste à étendre notre notoriété au-delà de la région anversoise. Nous avons un bureau à Gand, mais nous voulons également nous développer davantage en Flandre.

Conclusion

En conclusion, nous sommes ouverts aux économies d’échelle, mais nos actionnaires ont clairement indiqué qu’ils veulent rester autonomes.

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